Elle s’appelait Denise

Elle s’appelait Denise

Ayez pour chaussures à vos pieds la disponibilité à servir la Bonne Nouvelle de la paix. Éphésiens 6.15, version Semeur

Chère lectrice,

Comment vas-tu depuis la semaine dernière ? De mon côté, ça va plutôt bien, je continue de jongler entre l’école à la maison et notre nouvelle installation, j’ai bien hâte que celle-ci se termine ! Sache que tu as rempli mon cœur de joie en m’adressant quelques mots d’appréciation suite à la publication de mes premiers articles. Un grand merci pour ces messages ! J’ai aussi été touchée par les personnes qui m’ont écrit à cœur ouvert. Merci pour cette confiance envers moi ! Je prie que le Seigneur continue de te révéler qui tu es et de te façonner à son image. (Si tu as manqué mon article « Moi, je suis insignifiante! », tu peux le retrouver ici).

À toi qui as rejoint dernièrement la communauté des carnets, bienvenue !

Aujourd’hui, j’aimerais te parler de Denise, une dame que j’ai rencontrée jeudi dernier. Après des journées bien occupées par notre emménagement et le lancement du blog, David et moi (et le reste de la troupe) avions décidé de nous accorder une petite pause bien méritée. On a donc improvisé pour la soirée une sortie à la plage (ça c’est le privilège d’habiter à la Réunion, si tu es québecoise et que tu croules encore sous la neige, essaye d’oublier vite ces derniers mots), les filles étaient plus qu’enthousiastes ! C’était la liesse en partant ! Pour nourrir notre tribu sur le sable fin, David s’arrêta sur le bord de la route pour acheter des samoussas (une spécialité du coin qui, je sais, n’est pas très santé mais qui est super bonne et qui convenait parfaitement pour notre pique-nique familial de dernière minute). C’est alors que je l’ai vue. Elle, Denise.

Si tu as commencé la lecture dans un courriel, tu peux reprendre à partir d'ici

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Elle avançait tant bien que mal sur le trottoir, accompagnée de son frère. Elle avait visiblement très mal au dos et marchait presque voûtée, s’arrêtant tous les deux mètres. Elle faisait vraiment peine à voir. Je me suis immédiatement sentie interpellée par le Saint-Esprit. J’étais là dans la voiture avec les quatre filles, attendant David, et je voyais cette pauvre femme souffrir devant mes yeux. J’avais déjà prié pour des malades par le passé, certains avaient été guéris. Je ne pouvais pas la laisser comme cela. Après quelques instants d’hésitations, je décidai de sortir de la voiture et d’aller à sa rencontre. (Non, je n’avais pas oublié les enfants, David pouvait les surveiller tout en attendant notre commande de samoussas). Je me présentai rapidement à elle, la questionnai sur son état et lui proposai de prier. Elle accepta de suite et saisit ma main. Son cœur était visiblement très touché et elle se mit aussitôt à pleurer. Je priai simplement, ordonnant à la douleur de quitter son corps puis après encore quelques échanges, je la quittai pour rejoindre toute ma famille qui attendait dans la voiture. Cette rencontre était vraiment particulière et j’ai pensé à Denise plusieurs jours après. Tu sais, je ne l’ai pas guérie, elle avait encore mal au dos après mon départ mais je sais une chose, c’est que j’ai déversé de l’amour dans son cœur. Je sais qu’elle a été touchée que je m’intéresse à elle et à sa souffrance. Je l’ai vu dans ses yeux, dans ses larmes. Je ne m’attendais pas à une telle réaction de sa part, Denise avait visiblement besoin de recevoir de l’amour. Et moi, simplement parce que j’avais décidé d’obéir au Saint-Esprit et de me rendre disponible, j’avais pu être cette personne qui avait durant quelques instants, réchauffé son cœur. En fait, c’est Jésus qui, par mon intermédiaire, voulait la prendre sans ses bras et lui dire : « Je t’aime et j’ai compassion de toi ! »

Cette rencontre avec Denise m’a rappelé ce texte des Écritures :

Ayez pour chaussures à vos pieds la disponibilité à servir la Bonne Nouvelle de la paix (Eph.6.15).

Tu sais, le Père ne cherche pas des personnes extraordinaires pour faire sa volonté, il cherche des personnes disponibles, qui sont prêtes à lui dire oui dans leur quotidien. Chère lectrice, as-tu reconnu la voix du Saint-Esprit qui murmurait avec douceur, mais insistance d’appeler cette personne de ton église pour l’encourager ? As-tu pris ce temps de prière lorsqu’il te demandait d’intercéder pour une âme en peine ? Vois-tu, lorsqu’on donne notre cœur à Jésus et qu’on lui chante « Je te donne ma vie » le dimanche, le Saint-Esprit se croit alors autorisé à venir bouleverser le planning de notre journée. Il m’est arrivé de devoir délaisser ma montagne de repassage (comme je déteste le linge froissé, je suis souvent de corvée) pour appeler une amie qui avait besoin de soutien ou alors de mettre de côté mon agenda pour rencontrer une personne en détresse. J’essaye de bien répondre aux requêtes du Saint-Esprit quand il m’interpelle mais je dois avouer qu’il m’est arrivé de repousser ses demandes à certaines reprises, étant trop occupée à vaquer à mes innombrables occupations (tu sais, cette liste interminable des choses à faire ?! ). Heureusement, le Seigneur ne nous tient pas rigueur quand on fait la sourde oreille ou qu’on le met en attente et il continue de faire appel à nous.

Dieu met chaque jour des opportunités devant nous pour le servir, c’est à nous d’apprendre à les reconnaître. Tu sais, on ne peut pas (et on ne doit pas !) répondre à tous les besoins et à toutes les sollicitations qui tourbillonnent autour de nous. Mais le Saint-Esprit désire que nous nous rendions disponibles pour des œuvres spécifiques qu’il a en réserve pour nous. Ce peut-être poser des gestes très simples comme donner une parole d’appréciation à quelqu’un, aider une sœur âgée de l’église à faire son ménage, prier pour la guérison d’un malade, garder les enfants d'une amie monoparentale ou ceux de ton pasteur pour permettre à sa femme de l’accompagner à une conférence (j’en profite pour remercier mes chères gardiennes du Québec et de la Réunion qui ont gardé mes poulettes), ou alors  il peut s’agir de combattre dans la prière pour une âme perdue ou de préparer un repas pour une famille qui traverse des difficultés. Ou peut-être encore est-ce quelqu’un qui est en train de se tourner vers Jésus et que tu dois accompagner dans ses premiers pas dans la foi ? Ces actions simples peuvent définitivement embellir la journée de quelqu’un et illuminer son cœur lorsqu’elles sont conduites par le Saint-Esprit. Ces occasions ordinaires que le Seigneur place devant toi peuvent cacher de grands miracles ! Lorsque tu réponds favorablement à la requête du Saint-Esprit et que tu te mets en action, alors de grandes choses peuvent se passer ! Qui sait si cette personne à qui le Saint-Esprit te demande de rendre témoignage à chaque fois que tu la croises dans ton quartier ou à l'université ne donnera pas son cœur à Jésus ? Chère lectrice, une grande joie inonde ton cœur lorsque tu sais que tu as obéi à sa voix.

Alors, qu’est-ce que le Saint-Esprit met sur ton cœur aujourd’hui ? Acceptes-tu de lui laisser le contrôle de ta journée pour être une bénédiction pour quelqu’un ?

Si oui, tu peux prier avec moi maintenant :

Seigneur, je t’abandonne ma vie et mes journées. Je veux me rendre disponible pour toi et accomplir chaque jour les œuvres que tu as préparées d’avance pour moi. Saint-Esprit, je te demande pardon pour les fois où j’ai fait mine de ne pas t’entendre. J’accepte d’être dérangée par toi. Merci car tu continues à me parler et à vouloir m’utiliser. Je décide de t’écouter maintenant, Seigneur, que veux-tu que je fasse ? (prends quelques-instants pour écouter les directives du Saint-Esprit puis mets-toi en action !)

Chère lectrice, je me réjouis de ce que tu vas être une bénédiction ambulante pour quelqu’un aujourd’hui ! J’ai hâte d’entendre tes témoignages !

À la semaine prochaine !

De tout cœur,

Sylvie

Bâtis une arche !

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Mes premiers mots pour toi

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